Foot, bières et agressions sexuelles

L'équipe de France de football masculine est championne du monde. 

Et déjà, quelques heures seulement après la fin du match, des témoignages de femmes sexuellement agressées et harcelées pendant les célébrations ont commencer à affluer de toute la France. Tous similaires: des hommes les ont touchées, pelotées, embrassées de force, violentées en toute impunité et souvent sous les rires gras de leurs congénères. Parce qu'ils pouvaient. Parce qu' "on a gagné".

Deux jours après, les témoignages continuent et toujours aucun signe du gouvernement, de la Fédération française de football, du sélectionneur de l'équipe de France, des joueurs. Les institutions se taisent. 

Est-il si loin le temps où le Président de la République s'enorgueillissait que la France ait anticipé le mouvement #metoo? Quoi? 8 jours? Macron a la mémoire courte, sa Secrétaire d'Etat à l'égalité entre les femmes et les hommes aussi. Pourtant, un joli tweet de récupération, bien senti, condamnant le comportement inexcusable, brutal et profondément sexiste de ces "hommes" n'aurait rien coûté ni au budget de l'Etat, ni à sa réputation. Au contraire. 

Une telle dénonciation aurait permis de ne pas gâcher cette grande victoire et de ne pas laisser un goût amer à toutes celles et ceux qui ont supporté cette belle équipe et croient à l'égalité. 

Où est la grande cause nationale? Apparemment dans un caniveau, sur les Champs Elysées...

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